Région: Allemagne
Santé

Dissolvez les logements collectifs! Une protection juridique et sanitaire pour tou.t.e.s!

La pétition est adressée à
Au gouvernement fédéral et aux gouvernements des Länder (États)
1.516 Signataires
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  1. Lancé 30/03/2020
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  4. Dialogue avec le destinataire
  5. Décision

Alors que la distanciation physique, l'abstinence sociale et le repli dans son apartement sont de mise sur tout le territoire allemand, des milliers de réfugié.e.s vivent dans des logements collectifs dans toute l'Allemagne. Une répartition très serrées des personnes dans les chambres ainsi que des cuisines et toilettes en commun représentent un risque élevé d'infection par le virus corona pour les personnes qui y sont logées. En outre, la situation actuelle rend plus difficile l'accès aux lieux de conseil juridique pour les personnes réfugié.e.s. Nous appelons le gouvernements fédéral et des États à agir immédiatement et à garantir la protection de la santé et des droits des réfugié.e.s !

Le 20 mars 2020, les Conseils de réfugié.e.s des différentes régions d‘Allemagne, We'll Come United et le Medibüros/Medinetze national ont lancé un appel aux gouvernements fédéral et des Länder (États), qui a été signé par près de 25 autres organisations et initiatives, dont Pro Asyl et Seebrücke.[1] Elles*ils y exigent entre autres que les soins médicaux soient garantis pour tou.t.e.s, que les hébergements collectifs soient dissous et que des déportations sont suspendues. Nous soutenons pleinement ces demandes et ainsi que toutes les autres.

Nous exigeons

  1. la dissolution immédiate des logements de masse dans les centres d‘hébergements collectifs, les centres d'accueil initial et les centres d'ancrage

  2. un hébergement décentralisé, par exemple dans les nombreux appartements vides, appartements de vacances et hôtels vacants dans toute l'Allemagne (environ 1,85 million de lits de libre) - sans pour autant ,concurrencer avec les demandes des représentant.e.s des personnes sans-abri - il y a de la place pour tout le monde !

  3. la protection particulière des personnes réfugié.e.s qui font partie des groupes à risque, tels que les personnes âgées ou les personnes malades chroniques

  4. à titre de mesure provisoire, la fourniture immédiate d'une quantité suffisante de produit de nettoyage et de désinfectant dans les centres d'hébergement collectif

  5. la garantie à un accès à l'information grâce à un réseau local sans fil (WLAN), la mise à disposition de documents multilingues ainsi que de services d'interprétation et de traduction

  6. un accès non bureaucratique et gratuit aux soins médicaux réguliers pour toutes les personnes, y compris les immigré.e.s illégalisé.e.s et les personnes sans couverture d'assurance maladie, sans la transmission de données sensibles aux autorités d'immigration

  7. la suspension sans restriction de l'envoi de réponses négatives par l'Office fédéral des migrations et des réfugié.e.s ainsi que la suppression des coupes de prestations relatives à la loi sur les prestations pour les demandeuses*eurs d'asile pendant toute la durée de cette situation exceptionnelle

  8. l'arrêt des déportations et la prolongation générale de tous les permis de séjour avec effet immédiat. Les personnes en prison de déportation doivent être libérées immédiatement

  9. pas de rejet des personnes vulnérables dans le cadre des contrôles aux frontières nouvellement introduits

  10. l‘évacuation immédiate des personnes aux frontières extérieures européennes #LeaveNoOneBehind

Nous appelons les responsables à assurer immédiatement la sécurité et la santé de tou.t.e.s!

Raison

Qu'il s'agisse de centres d'accueil initial, d'hébergements collectifs, de prisons de déportations ou de centres dits d'ancrage : la propagation de l'épidémie de COVID 19 dans les hébergements collectifs pour réfugié.e.s n'est qu'une question de temps. Actuellement, il y a déjà de nombreux cas de personnes inféctées par le corona dans des centres en Bavière, dans le Bade-Wurtemberg, à Berlin, en Hesse et en Thuringe, et la tendance est à la hausse. La réaction des autorités est la mise en quarantaine forcée de centaines de résident.e.s dans un lieu très restreint, comme par exemple à Berlin, Suhl et Munich. De Munich, on a signalé que les personnes suspectées d‘être atteintes du corona mais qui n'étaient pas confirmé.e.s comme inféctées, devaient rester dans la même chambre que les personnes infectées confirmé.e.s. De plus, les résident.e.s des centres pour réfugié.e.s doivent se partager les salles de bain, les toilettes et les cuisines. A Munich et à Suhl des résident.e.s effrayé.e.s et mal informées ont protesté contre une mise en quarantaine et se sont vues confrontées à un déploiement excessif de personnel de sécurité et de la police.

Souvent il manque du matériel d'information qualifié sur le COVID-19 en plusieurs langues, ainsi que de désinfectants et de mesures de protection sanitaire. Cela expose également le personnel des centres à un risque accru d‘infection et ce bien que certain.e.s d'entre elles*eux fassent partie des groupes à risque. Ni les résident.e.s ni le personnel n´ont leur mot à dire quant à la gestion de la pandémie dans les centres d´hébergement collectifs.

En raison de la fermeture des centres de conseil et de la difficulté d'accès aux avocat.e.s, il est actuellement pratiquement impossible pour les réfugié.e.s d'intenter une action en justice contre les décisions d'asile négatives ou les coupes des prestations sociales Il est absurde de continuer à déporter des personnes alors que les frontières sont fermées et que mondialement tout voyage est fortement déconseillé. Néanmoins, une interdiction générale des expulsions n'a pas encore été annoncée à la place il a été appellé à prendre les décisions au cas par cas. Ainsi, les personnes concernées restent dans une situation d'insécurité. Il en va de même pour les prisons de déportation : les personnes ne peuvent pas être expulsées actuellement mais sont quand même incarcérées – sans aucune base juridique. Cependant, elles peuvent difficilement se défendre individuellement contre cette situation, faute de conseil juridique.

Parallèlement, les nouveaux contrôles aux frontières et le refus d'entrée sur le territoire aux frontières et aux aéroports allemands entraînent le rejet de personnes ayant besoin de protection. Dans les camps complètement surpeuplés des îles grecques et à la frontière terrestre avec la Turquie, la catastrophe humanitaire serait encore plus dramatique en cas de propagation du virus du corona. La convention de Genève et le convention européene des droits de l´être humain sont aussi valables en période de corona.

Que pouvez-vous faire d'autre pour faire respecter les droits des réfugié.e.s en Allemagne?

Faites un don aux Conseils de réfugié.e.s (www.fluechtlingsrat.de), aux cabinets médicaux et aux réseaux médicaux (par exemple medibuero.de), à We'll Come United (www.welcome-united.org), Women in Exile (www.women-in-exile.net) ou à d'autres groupes d'intérêt et organisations autonomes de réfugié.e.s dans votre région.

Foto: Taiga Ishii

[1] medibuero.de/gesundheitsversorgung-sicherstellen-lager-aufloesen-menschen-und-ihre-rechte-schuetzen/

Cette pétition a été traduite dans les langues suivantes

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